Réserve naturelle de l’étang de Cousseau dans les Landes Crédit photo : Laurent Mignaux / MEEDDM
La biodiversité des lacs et des rivières
Publié le mercredi 28 avril 2010
Les cours d’eau, les lacs et les plans d’eau sont des lieux proposant une grande biodiversité. Ils offrent des milieux aquatiques avec de nombreux organismes vivants comme les invertébrés ou les poissons. Cependant, la sécheresse, les orages, la pollution, l’usage intensifs de l’eau sont autant d’éléments à prendre en compte pour préserver et restaurer ces milieux.
Restaurer et protéger l’eau
La directive-cadre européenne sur l’eau a été signée en 2000 et a pour objectif de restaurer la qualité des eaux de surface (côtières salées, eaux douces des cours d’eau et des plans d’eau, eaux de transition entre la mer et les rivières) et des eaux souterraines. Pour atteindre ce bon état écologique, il faut réduire au maximum la pollution des eaux, gérer cette ressource de la manière la plus équilibrée possible mais aussi assurer la diversité des lieux de vie des organismes aquatiques. La circulation entre ces différents lieux de vie leur est nécessaire, et notamment pour les espèces de poissons afin d’assurer leur croissance et leur reproduction.
Le débit de l’eau façonne les rivières
Les eaux d’une rivière, en s’écoulant vers la mer, entraînent des matériaux solides de taille et de nature diverses qu’elles arrachent aux berges, au fond du lit ou aux terres avoisinantes en période de crue et qu’elles déposent et ré-entraînent plus à l’aval au gré des changements de débits et de vitesse.
Ce mécanisme de transport sédimentaire façonne la morphologie des rivières et est indispensable à la formation et à la régénération des habitats et des lieux de reproduction qui garantissent la diversité biologique aquatique. Par ailleurs, les poissons ont besoin d’un linéaire plus ou moins important sans obstacles à leur migration pour accomplir leur cycle de vie au complet. Ces deux mécanismes, transport des sédiments et circulation des poissons, correspondent à ce qu’on appelle la continuité écologique.
Afin de ne pas bloquer ce cycle, un grand programme de rétablissement des liaisons amont-aval et latérales est mis en place dans le cadre de la trame bleue du Grenelle.
Par exemple, la présence de barrages sur les cours d’eau (projets hydroélectriques, aides à la navigation…) peut constituer des obstacles pour la circulation des espèces (par exemple d’espèces migratrices comme le saumon, l’anguille, l’esturgeon…). L’aménagement d’ouvrages adaptés comme des passes à poissons permet aux espèces de franchir ces obstacles et d’assurer leur cycle de vie.






